Mr Edouard BENITO-ESPINAL parrain de l'agenda 21

Mr Edouard BENITO-ESPINAL

Fils d’un père originaire de Saint Domingue et d’une mère Mornalienne, Mr BENITO-ESPINAL Edouard résidant à Les Abymes est retraité. Anciennement docteur en écophysiologie expérimentale, il a pour activité la marche, l’enregistrement et l’observation des oiseaux, la photographie de l’environnement et l’écriture.

 

Quels sont vos engagements en matière de développement durable ?

Cela fait 41ans que je suis engagé. A l’époque on parlait d’Ecodéveloppement. Mon engagement a débuté dès que j’ai pris conscience de la richesse du milieu. Je me suis toujours mobilisé pour permettre aux gens de voir la valeur de ce que nous possédons. J’ai eu des engagements pour l’eau, pour la mangrove, pour la protection des milieux, des arbres, de la faune et de la flore.

Comment pratiquez-vous le développement durable au sein de vos activités ?

Je pratique le développement durable par la sensibilisation, par mes écrits, A l’époque je faisais beaucoup de conférences dans les écoles, les clubs de 3ème âge. Deplus nous etions parmis les premiers à nettoyer les plages. Avec l’association IGEROC (Institut guadeloupéen d’études et de recherches ornithologiques caraïbes) nous sommes les premiers guadeloupéens à avoir travaillé sur l’enregistrement des chants des oiseaux.

Quels sont les éléments déclencheurs qui vous ont poussé à être acteur engagé ?

Ma passion pour la nature est venue dès mon enfance. L’éducation joue un rôle important. A l’époque j’écoutais beaucoup mon père de profession tailleur mais qui pratiquait aussi les plantes médicinales. Et puis en grandissant, j’ai fais des études de science de la terre et de la nature. Et c’est à mon retour des études que j’ai fais le lien entre ce que je connaissais ce que j’ai étudié et ce que je voyais sur le terrain. De fil en aiguille, on prend de l’assurance on fait des rencontres. La vocation était présente.

Que pensez-vous de la démarche de Morne-à-l’Eau d’entreprendre son agenda 21?

J’ai accepté d’être parrain de l’agenda 21 car c’est une bonne démarche qui mobilise la population, les écoles, les associations autour d’un projet. L’agenda 21 c’est mettre en avant les potentialités de la commune. Morne-à-l’Eau en terme de biodiversité est riche. Il y a la plage de babin, les mares, la mangrove, la forêt marécageuse ainsi que le canal des rotours qui joue un rôle important. Morne-à-l’Eau a aussi cette aspect interessant avec l’ilet Macou qui permet un tourisme religieux avec sa chapelle. C’était aussi la terre de la canne à sucre et de l’élevage avec toutes ses savanes.

Comment vivez-vous le fait d’être parrain de l’agenda 21 ?

C’est un honneur je me suis mise à disposition de la ville de Morne-a-l’Eau pour faire passer l’information. Morne-à-L’Eau reste le centre de ma vie. J’aime cette commune elle est lumineuse, elle a des odeurs particulières. L’odeur de la nature, de la mangrove, de la forêt marécageuse. J’aime écouter son calme, son silence, le chant des oiseaux.

Quels conseils pouvez donner à la population afin qu’elle intègre la pratique du développement durable ?

De plus en plus de personnes prennent conscience de la richesse que la Guadeloupe possède. La Guadeloupe n’a pas de pétrole,nous n’avons pas d’industries lourdes. Cependant nous avons le soleil qui nous permet de faire du photovoltaique, le vent pour faire des éoliennes et la nature qui permet au gens de se détendre. Il faudrait que l’on protège nos réserves ainsi que nos sites touristiques. De plus, que nous mettions en valeur nos moulins. Les choses ne sont pas éternelles ; il faut les respecter, les protéger faire des efforts pour permettre à la nature de se reconstituer.