Steve GADET, parrain de l'agenda 21

Steve GADET

Steve GADET de son nom d’artiste Fola est né à Villiers Le Bel.

Après avoir vécu trois ans en France il a grandi à Morne-à-l’eau dans la section de Bosredon.

Enseignant chercheur à l’Université des Antilles Guyane en Martinique il enseigne l’histoire des Etats-Unis.

Il évolue dans le milieu musical en tant que rappeur et est aussi écrivain et auteur de sept livres.

 

 

Quels sont vos engagements en matière de développement durable ?

J’ai d’abord un engagement citoyen. Je fais attention à la revalorisation de mes déchets et je joue le rôle de transmission en éduquant mes enfants dans ce sens. J’essaye de me fournir en aliment via nos producteurs locaux qui font attention à nos ressources. Mais j’ai aussi un engagement au niveau de la culture à travers mon travail d’écrivain.

Comment appliquez-vous le développement durable au sein de vos activités ?

Je l’applique en étant très conscient de la nécessité pour nous de se développer en faisant attention à nos ressources. Cela m’arrive de faire passer ces messages dans les morceaux que je compose. Je dis à une génération qui n’est pas toujours consciente, qu’il est important de faire attention à nos richesses telles que notre eau nos productions agricoles. Nous sommes très connectés au monde virtuel, très connectés aux supermarchés.

Il faut qu’on se réapproprie nos produits et que nous soyons conscients du danger que peuvent créer des produits venant d’ailleurs face à nos propres produits. Pour mes écrits je travail avec différentes boites d’édition mais je mets un point d’honneur à travailler avec les boites d’édition locales pour pouvoir nourrir notre activité.

La culture à long terme est très importante au niveau du développement.

L’une des autres formes par lesquelles je cultive cet engagement est le fait qui je sois affilié à un groupe politique qui est très impliqué au niveau de ces questions notamment au niveau des ressources maritimes.

Quels sont les éléments déclencheurs qui vous ont poussés à être un acteur engagé ?

J’ai commencé à faire du rap car cela me plaisait beaucoup. La musique me parlait et le monde du rap me fascinait. C’est devenu pour moi un moyen d’expression et de transmission. Mon envie d’écrire est venue par deux moyens tout d’abords par le rap et ensuite par mes études universitaires. J’ai eu à présenter des recherches dans le cadre de mes études et écrire m’a servi à avoir mes diplômes.

J’ai animé des ateliers d’écriture bénévolement dans des établissements scolaires pour les élèves qui voulaient apprendre à rapper ou simplement apprendre à faire de la poésie. Dès que je peux j’essaye de transmettre. J’ai toujours dans mon entourage des jeunes rappeurs qui m’écoutent. Quand il faut les conseiller je le fais avec plaisir.

Que pensez-vous de la démarche de Morne-A-l’Eau d’entreprendre son agenda 21 ?

En me renseignant sur l’agenda 21 j’ai appris que de grande ville en Europe et au Etat Unis se lançaient dans cette démarche. C’est une initiative excellente, opportune et pertinente. C’est le moment d’agir. Je suis très content de voir que notre commune soit en avant sur ces questions. Je suis fière. Faut vraiment se saisir de notre potentiel.

Comment vivez le fait d’être parrain de l’agenda 21 ?

Je le vis très bien. C’est une belle reconnaissante. Je pense qu’on est venu chercher quelqu’un dont la voix porte. Dont le combat et la vie sont pertinents, lorsqu’il s’agit de ces questions. Donc si je peux utiliser l’influence et l’image que j’ai pour véhiculer ces messages aux gens qui m’écoutent, si je peux servir de canal afin de leur faire prendre conscience, jen suis content et j’en suis fier.

Quels conseils pouvez-vous donner à la population afin qu’elle intègre la pratique du développement durable ?

Faudrait qu’on puisse revenir à notre héritage, dans nos mès é labitid nous étions déjà des gens qui étions très conscients de nos ressources, de l’importance de réutiliser et de ne pas gaspiller. Faudrait qu’on soit à l’écoute de nos anciens et revenir à ce qui était bon. Comment réutiliser nos matières premières. Revenir à nous même.

L’engagement citoyen, l’implication civique surtout au niveau des jeunes mais quelques soient, les générations sont très importantes.